Des expéditions de Champlain au traité de Paris en 1763, le voyage entre la métropole et sa colonie obéit à de nombreuses contraintes, tant techniques que naturelles. Mis au point par les Portugais à partir des années 1440, l’art occidental de la navigation en haute mer associe au portulan, puis à la carte marine, de plus en plus perfectionnée au fur et à mesure de la découverte de nouveaux territoires, le compas et l’astrolabe qui permet de déterminer la latitude. Le secret de la longitude n’est révélé que dans la décennie 1760 avec l’invention des premiers chronomètres de marine. La pratique courante veut donc que l’on navigue à l’estime, en fonction de la vitesse calculée empiriquement, et des caps suivis. Les erreurs d’appréciation et, par voie de conséquence, les naufrages ou les avaries appartiennent au quotidien de la traversée, d’autant que le climat (tempêtes, brumes et glaces) à l’approche des côtes canadiennes est extrêmement contrasté. Dès le XVe siècle, le vaisseau s’impose de préférence à la galère à cause de son haut-bord, ses formes arrondies et la voilure complexe de ses deux ou trois mats. Il est cependant lourd et lent. La construction navale française, longtemps artisanale, s’améliore au cours du XVIIIe siècle grâce à l’intervention d’ingénieurs spécialisés et permet d’augmenter régulièrement le tonnage. Cependant, le voyage entre les deux continents dure en moyenne cinquante jours.

Coupe d’un amiral de 104 pièces de canon avec ses principales proportions et les noms des pièces du dedans, dans Le Neptune françois ou Atlas nouveau des cartes marines, par Pène, Cassini et autres, 1693.
FR BNF Ge CC 1114, 1ère partie, p. 7



Nouvelle-France, horizons nouveaux
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