Depuis le XVIe siècle, l’Atlantique nord est fréquenté par des milliers de pêcheurs européens. Les Basques, Bretons, Normands et Rochelais pêchent la morue et chassent la baleine aux Terres-Neuves et dans le golfe du Saint-Laurent. En aménageant sur les rivages des installations pour le séchage du poisson, les pêcheurs entrent en contact avec les Amérindiens : c’est l’origine du commerce des peaux et des fourrures. C’est aussi l’époque des découvertes et des explorations à la recherche d’une route vers les richesses des Indes et de la Chine. En concurrence avec l’Espagne, puis avec l’Angleterre, les rois de France s’efforcent d’étendre leur influence dans le Nouveau Monde. L’aventure canadienne naît d’initiatives personnelles, qu’il s’agisse de celles des rois François Ier et Henri IV, ou de celles de quelques aventuriers, nobles ou marins, et au début du XVIIe siècle ont lieu les premières implantations et fondations. À partir de 1627, avec le cardinal de Richelieu, une véritable politique coloniale se fait jour, en même temps qu’une impulsion décisive est donnée au commerce et à la marine françaises. L’émigration s’organise avec la multiplication des contrats d’engagement qui permettent à la colonie de se peupler d’hommes de métier. S’embarquent à leurs côtés des laïques et des religieux animés d’un même désir d’évangélisation. À ces départs volontaires succèdent plus tard, pour développer la colonie, l’encouragement à l’installation au Canada de soldats, l’envoi des filles du roi, ou plus rarement, de quelques contrebandiers et faux-sauniers.

Profil de la ville de la Rochelle, capitale de l'Aunis,
par Aveline, fin XVIIe siècle.
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Nouvelle-France, horizons nouveaux
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