Les débuts de la colonisation en Nouvelle-France sont modestes : les Français doivent faire face à la rudesse du climat et de la nature, à l’hostilité des Amérindiens, à l’éloignement de la métropole et aux difficultés de ravitaillement. Les premières constructions sont rudimentaires; ce sont de petits forts entourés d’une palissade de bois. Comptoirs de commerce ou de traite, parfois missions religieuses, ils sont la plupart du temps situés au confluent des rivières et du fleuve Saint-Laurent. Seuls quelques établissements comme Québec, Montréal ou Trois-Rivières voient leur population s’accroître et leur périmètre s’agrandir. C’est au XVIIIe siècle que l’on tente d’aménager les villes selon des plans comportant des alignements de rues, des lotissements, des aménagements de places d’armes. Ils sont signés par des ingénieurs du roi de renom : Robert de Villeneuve, Josué Dubois Berthelot de Beaucours, Jacques Levasseur de Neré et Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry. L’urbanisme reste en grande partie militaire; les villes possèdent un fort, une forteresse, une ou plusieurs batteries, des redoutes, une enceinte. Toutefois, le manque d’entretien des places, les hésitations de la cour ou de l’administration dans la décision de construire une enceinte fortifiée solide ont souvent hâté, à la fin de la période française, les capitulations des villes et des forts.

Tour de la lanterne de Louisbourg, 1733.
FR CAOM COL C11B 39 no 100
Nouvelle-France, horizons nouveaux
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par Franquelin
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