Dès le début de la colonie, les Français transplantent dans la vallée du Saint-Laurent un système de propriété du sol semblable à celui existant alors en France : le régime seigneurial. Hérité du Moyen-Âge dont il garde les symboles, il permet au pouvoir royal de s’attacher les nouveaux seigneurs, qui retirent prestige et honneur de leur rang et bénéficient des revenus des terres octroyées. Son application en Nouvelle-France se fait sans véritable planification. Au Canada, les représentants du roi attribuent en fief et seigneurie des territoires de superficie variable aux notables et aux communautés religieuses. Ainsi, au XVIIIe siècle, les seigneuries ecclésiastiques couvrent 25 % du territoire seigneurial et comptent parmi les fiefs les plus peuplés. La noblesse reçoit quant à elle une bonne part des concessions, surtout si l’on tient compte de ses faibles effectifs. Dès le départ, la volonté de rendre les cours d’eau accessibles au plus grand nombre détermine l’emplacement et la forme des terres concédées. Celles-ci prennent généralement la forme de longs rectangles dont le front donne sur le fleuve Saint-Laurent ou sur une rivière. Après le traité de Paris de 1763, des Anglais fortunés et certains bourgeois francophones acquièrent plusieurs seigneuries appartenant à des descendants de la noblesse; l’Église, de son côté, continue à détenir toujours une part importante des fiefs. Le régime seigneurial, supprimé en France par la Révolution, subsiste au Canada jusqu’en 1854.

Canada ou Ile Royale. Dessin de maison, XVIIIe siècle.

FR CAOM COL F3 290 n° 78
Nouvelle-France, horizons nouveaux
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