Ressource imprévue pour les premiers navigateurs européens, le poisson des eaux environnant Terre-Neuve se révèle, à partir du XVIe siècle, l’objet d’un fructueux commerce. La baleine, dont la graisse fondue est une source d’énergie sans précédent, et les bancs de morues, apparemment inépuisables, répondent aux besoins d’une population en forte croissance en Europe. C’est au cours de ces voyages de pêche que prend naissance le commerce des peaux et des fourrures avec les Amérindiens. Ces produits, encore plus immédiatement rentables que le poisson, génèrent des bénéfices qui permettent le développement de l’économie de la Nouvelle-France. Si la fourrure, notamment le castor, constitue le principal produit d’exportation de la colonie, les trois quarts de la population de la colonie vivent néanmoins d’une agriculture axée sur la production de céréales. Au XVIIIe siècle, le Canada en produit suffisamment pour en exporter. C’est à cette époque que se développe le commerce entre le Canada, l’île Royale (Cap-Breton) et les Antilles françaises. Louisbourg devient alors la plaque tournante des échanges tant entre ces trois colonies qu’entre la France et celles-ci. La fourrure étant la seule matière première que la Nouvelle-France peut offrir à la métropole, les limites du marché européen en ce domaine ne permettent pas en définitive l’essor économique de la colonie.

Des castors du Canada, vignette tirée de la carte de l'Amérique du Nord et du Sud, par Nicolas de Fer, 1698.
CA ANC NMC-26825
Nouvelle-France, horizons nouveaux
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