La guerre de Sept Ans entre la France et l'Angleterre a des répercussions sur les nations amérindiennes. Plusieurs tribus installées près de la vallée du Saint-Laurent négocient une certaine neutralité avec les Anglais. Les Hurons de Lorette, par un certificat signé en septembre 1760 du général James Murray, obtiennent d'exercer librement leur religion, [conserver] leurs coutumes et la liberté de commerce avec les garnisons anglaises. Quelques jours plus tard, d'autres Amérindiens rencontrent sir William Johnson, surintendant des Affaires indiennes à Caughnawaga, pour discuter de paix. À Détroit et dans les autres postes de la région des Grands Lacs, les Anglais s'installent et changent les règles du jeu pour les tribus, dont la plupart étaient alliées des Français. Ils mettent un terme à la coutume des présents, refusent tout crédit aux Amérindiens, exigent que la traite ne se pratique qu'aux postes et suppriment le trafic de rhum. Cela entraîne la formation d'une alliance entre nations sous la conduite du chef de guerre outaouais Pondiac (Pontiac) dans le but de détruire tous les anglois qu'elles trouveroient sur les terres qu'elles avoient permis à leurs frères et bons amis les françois d'occuper. Après plusieurs victoires amérindiennes en 1763, les Anglais finissent par s'imposer.

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Les Amérindiens et le gouvernement anglais
Écrit sous seing privé portant certificat de la part du général Murray (traité de Murray), 5 septembre 1760, déposé le 4 août 1810 au greffe du notaire Barthélémy Faribault fils.
CA ANQ-Q CN301 S99