La guerre de Sept Ans marque l'affrontement final entre la France et l'Angleterre en Amérique. La population civile elle-même est durement touchée par des destructions, la dévaluation de la monnaie et la disette. Toutefois, après la fin de la guerre et la capitulation de Montréal en 1760, le changement de métropole occasionne peu de répercussions immédiates dans la vie quotidienne de la majorité des Canadiens. Craignant pour leur avenir, les administrateurs français repartent en France où ils sont contraints de rendre des comptes de leur gestion. Quant à l'élite coloniale, elle a le choix entre rester ou partir, ce qui provoque interrogations et déchirements au sein des familles. Pour ceux qui reviennent en métropole, l'insertion sociale est difficile. Les nobles qui restent, en grande partie des officiers militaires, sont durement touchés par la disparition de l'armée coloniale et la perte de nombreux privilèges liés à leur statut. Les marchands, quant à eux, sont affectés par l'installation de négociants anglais venus de la métropole ou des colonies anglaises. Le clergé et les membres des ordres religieux doivent dorénavant trouver sur place leurs moyens de subsistance et définir leurs rapports avec l'État protestant. La perte de la Nouvelle-France est peu ressentie par la population française, car l'intégrité du royaume est préservée, même si certains négociants ou membres du gouvernement regrettent la disparition de ce réseau d'échanges commerciaux.

Retour Accueil Contactez-nous English
Plein écran
Les réactions à la conquête anglaise
Lettre de François Marie Arouet, dit Voltaire, 6 septembre 1762.
CA ANC MG18-A3