Depuis leur premier établissement en 1604, les Français de l'Acadie passent plusieurs fois de l'autorité de la France à celle de l'Angleterre. À partir de 1670, à la suite du traité de Breda (1667), une période relativement stable leur permet de consolider leur situation. En 1713, avec le traité d'Utrecht, l'Acadie devient officiellement la Nouvelle-Écosse, nom que les Anglais donnent à ce territoire depuis la charte du roi Jacques 1er, en 1606, octroyant à la compagnie de la Virginie un territoire allant jusqu'au 45e parallèle. Les Acadiens, alors sujets britanniques, décident majoritairement de rester sur leurs terres. Cependant, ils refusent de prêter le serment d'allégeance au roi d'Angleterre. Ils veulent en effet rester neutres dans tous les conflits et exigent une clause les dispensant de prendre les armes, que ce soit contre la France, l'Angleterre ou les Micmacs. Dans un équilibre précaire qui dure jusqu'en 1748, les Acadiens vivent une nouvelle période de croissance et de prospérité à Annapolis Royal (le nouveau nom de Port-Royal), dans les villages de Beaubassin, des Mines et de Grand-Pré.

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Les Acadiens en Nouvelle-Écosse
Édit de la reine Anne d'Angleterre qui accorde aux habitants de l'Acadie la possibilité de jouir de leurs terres et de leurs biens, 23 juin 1713.
FR CAOM 3DFC 1 pièce 27