À la fin de l'été 1759, les postes français situés à l'ouest et au sud de la vallée du Saint-Laurent sont tombés aux mains de l'armée anglaise. Montréal et Québec résistent encore. Installé en aval de Québec depuis le 23 juin, le général anglais James Wolfe entreprend le siège de la ville avec une flotte de 13 000 hommes et 8 500 soldats. Il bombarde Québec, sans arriver à provoquer une véritable bataille. Le général français Louis-Joseph de Montcalm, avec des troupes d'un nombre équivalent mais moins entraînées à la guerre à l'européenne, cherche à éviter un affrontement direct. Il espère tenir ses positions jusqu'à l'arrivée de l'hiver, qui obligerait la flotte anglaise à quitter Québec. En septembre, ayant pris connaissance des principales voies d'accès à Québec et de la stratégie de l'armée française, Wolfe attaque par surprise. Dans la nuit du 12 au 13 septembre, par un sentier dans la falaise à l'ouest de la ville, il fait passer 5 000 hommes sur un vaste champ nommé plaines d'Abraham. Au matin, Montcalm mobilise ses 4 500 hommes sans attendre le renfort du détachement de Louis-Antoine de Bougainville. Les troupes régulières françaises, assistées de miliciens inexpérimentés, disposées à la hâte sur le champ de bataille, sont placées en position offensive. Les Anglais soutiennent le feu, les laissent s'approcher, puis répliquent par un tir nourri, créant de larges trouées dans les rangs des Français. En une demi-heure, la bataille est terminée et l'armée française bat la retraite. Wolfe et Montcalm succombent à leurs blessures.

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La bataille des plaines d'Abraham
A correct plan of the environs of Quebec, [Plan fidèle des environs de Québec], par Thomas Jefferys, vers 1760.
CA ANC NMC-54105