Le commerce maritime est vital pour la Nouvelle-France. L'existence de la colonie repose principalement sur l'exportation de fourrures vers la France. Pour son approvisionnement, elle dépend dans une large mesure de certains produits français : biens manufacturés, vin, eau-de-vie et produits de luxe. Du début du XVIIe siècle jusqu'au traité de Paris, le trafic transatlantique des marchandises augmente au rythme de la croissance de la population de la colonie. Par ailleurs, le commerce maritime nécessite des investissements importants : l'armement d'un navire, l'achat des marchandises, les assurances sont autant de dépenses que seuls des négociants disposant des capitaux nécessaires peuvent assumer. Si un certain nombre de marchands de la Nouvelle-France participent à ce type de commerce, il est toutefois dominé par le négoce français. Ainsi, de 1730 à 1747, la société du rouennais Robert Dugard est très active dans les échanges commerciaux avec la Nouvelle-France : au total, ses cargaisons d'importation et d'exportation se chiffrent à près de six millions de livres, montant considérable pour l'époque.

Retour Accueil Contactez-nous English
Plein écran
Le commerce maritime
Reçu pour marchandises signé par le capitaine du Centaure, 1er novembre 1742.
CA ANC R721 dossier 1