Des forains français vont chaque été commercer en Nouvelle-France. Leur concurrence est jugée déloyale par les marchands locaux qui voient ainsi leur clientèle se tourner vers des marchandises souvent offertes à vil prix, car les frais des forains sont moins élevés que ceux des commerçants établis. Bien que l'activité foraine soit soumise à certaines contraintes définies par le roi, dont l'interdiction d'échanges avec les Amérindiens, les Canadiens considèrent qu'elle entraîne une fuite de capitaux. La cour de Versailles demeure toutefois insensible à leurs plaintes.

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Les marchands forains
Placet adressé à Charles-Jean-Baptiste de Fleuriau, comte de Morville, ministre et secrétaire d'État, par les marchands et les négociants du Canada se plaignant des marchands forains, vers 1724.
FR CAOM COL C11A 46 fol. 51-53