Au début de la colonie, la traite des fourrures se fait essentiellement dans la vallée du Saint-Laurent où les Amérindiens viennent échanger leurs prises contre des marchandises européennes. Dans les années 1660, parce que les Iroquois empêchent certains Amérindiens d'apporter leurs fourrures à leurs alliés français, un nombre croissant d'individus appelés coureurs des bois se rendent illégalement dans l'Ouest. À partir de 1681, les autorités, pour contrôler ce commerce, créent les congés de traite. Ceux-ci sont vendus ou remis à des personnes qu'on veut favoriser et qui, la plupart du temps, les revendent à des commerçants ou s'associent avec eux. Dès la fin du XVIIe siècle, la traite des fourrures est une activité bien structurée et elle n'est pas accessible à tous : il faut des capitaux, de l'expérience et la capacité légale de faire la traite. Généralement, un voyage de traite s'organise de la façon suivante. Un marchand équipeur, basé à Montréal, vend des marchandises à un voyageur, qui se rend dans l'Ouest pour les échanger contre des fourrures à des Amérindiens. Le voyageur, véritable professionnel de la traite, engage des jeunes hommes pour l'aider à l'aller et au retour du voyage, qui se fait en canot d'écorce.

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La traite des fourrures
Engagement de Pierre Papillon dit Périgny, de Batiscan, à De Croisil et Jean-Baptiste Lecouste pour aller à Michilimakinac, greffe du notaire Jean-Baptiste Adhémar dit Saint-Martin, 29 mai 1731.
CA ANQ-M CN601 S3