Au Canada comme en France, aux XVIIe et XVIIIe siècles, les accusés de crimes sont présumés coupables et les juges utilisent les interrogatoires ou, dans le cas de crimes graves, la torture pour obtenir leurs aveux. La situation est différente en Angleterre et dans les colonies anglaises d'Amérique où l'accusé est considéré innocent tant qu'on n'a pas de preuves de sa culpabilité. Au Canada, de plus, les accusés ne peuvent avoir recours à des avocats pour les défendre; en effet, le roi leur a interdit de pratiquer afin d'éviter les chicanes. La moitié des criminels au Canada sont accusés de crimes contre la personne, que ce soit des violences verbales comme l'injure ou la diffamation, ou des violences physiques comme les coups et blessures, l'infanticide, le duel ou l'homicide. La justice est exemplaire par la sévérité des sentences, mais le nombre de procès criminels reste limité, ce qui peut s'expliquer par des tensions sociales moins fortes qu'en France, un milieu plus tolérant ou des conditions de vie plus faciles.

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Crimes et criminels
Cas de Marie-Anne Gendron, condamnée à être pendue et étranglée pour avoir détruit et homicidé son enfant, 19 avril 1732.
CA ANC MG8-A5