Issu généralement de la noblesse de robe ou de la haute bourgeoisie, l'intendant est choisi par le contrôleur général des finances. Ses pouvoirs sont plus étendus que ceux du gouverneur général, bien qu'il lui soit inférieur en dignité. En matière de justice, il exerce une autorité exclusive et souveraine : il surveille les juges et les cours, connaît les causes relatives à la sûreté de l'État, à la levée des taxes (droit du quart sur le castor, droit du dixième sur l'orignal, recette du poste de traite de Tadoussac, droit de 10 % sur les marchandises importées de France, puis seulement sur le vin et l'eau-de-vie), aux contestations entre seigneurs et censitaires, et préside le Conseil souverain. Le domaine des finances lui revient également sans partage : il a la direction des capitaux, des vivres, des munitions et des travaux publics et autorise l'émission de la monnaie de cartes. Faute de tout régime municipal, l'administration des villes lui incombe. En revanche, il partage avec le gouverneur la responsabilité de la surveillance des mœurs, du maintien de l'ordre, de l'entretien de la voirie, du soutien au commerce et à l'industrie. Premier intendant de la Nouvelle-France, Jean Talon arrive à Québec en 1665. Entre la cour et Québec existe un échange régulier d'instructions, de lettres et mémoires.

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L'intendant
Vue du palais de l'intendant, par Richard Short, 1761.
CA ANC C-360