À la suite de la cession de Terre-Neuve et de l'Acadie à l'Angleterre par le traité d'Utrecht (1713), la France décide de fortifier l'île du Cap-Breton pour protéger le Canada, maintenir sa position sur la façade atlantique et l'exploitation de ses riches pêcheries sur les côtes de Terre-Neuve. L'île du Cap-Breton devient l'île Royale. Le secrétaire d'État à la Marine décide d'ériger une forteresse à Louisbourg. La ville fortifiée est conçue par des ingénieurs militaires, sous la direction de Jean-François Verville, et selon les théories du commissaire des fortifications Sébastien Le Prestre de Vauban. Mais c'est sous Étienne Verrier que les principaux ouvrages de défense sont réalisés. Un grand secteur est réservé à des fonctions défensives : toutefois, aucun travail de fortification n'est prévu côté terre, les rivages escarpés de la région et les marécages entourant la forteresse devant empêcher toute attaque. Hormis son rôle défensif, Louisbourg devient rapidement un port important et la plaque tournante des échanges entre la France, les Antilles et le Canada. La ville regroupe la moitié de la population de l'île Royale, soit environ 4 000 personnes en 1750, et une forte proportion de militaires y logent dans des casernes. Les Anglais s'emparent de Louisbourg en 1745, mais l'île Royale est rétrocédée en 1748; elle tombe définitivement aux mains des Anglais en 1758.

Retour Accueil Contactez-nous English
Plein écran
Louisbourg
Plan et façades de la porte Dauphine, 1733.
FR CAOM C11B 39 no 41