Officier du régiment de Carignan-Salières, Pierre de Saurel arrive dans la colonie en 1665 avec les troupes dépêchées par la France pour contrer la menace iroquoise. Il est tout de suite envoyé avec ses hommes reconstruire et commander le fort Richelieu, peu après nommé Sorel, situé au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Iroquois (le Richelieu). Au licenciement du régiment en 1668, il se marie et s'établit sur une terre qui lui est concédée en 1672 en raison des services rendus à sa Majesté. Saurel se consacre alors au développement de sa seigneurie. En 1682, peu de temps avant sa mort, il possède un manoir, un moulin banal, un domaine bien mis en valeur et plus de vingt-cinq censives. Toutefois, harcelée par le principal créancier de son défunt époux, sa veuve doit vendre la seigneurie aux enchères. Claude de Ramezay, gouverneur de Montréal, s'en porte acquéreur en 1713 pour la somme de 9 200 livres. Le nouveau titulaire du fief fait fructifier son bien : à l'aveu et dénombrement de 1724, année du décès de Ramezay, la seigneurie comprend près de 80 censives. En 1764, la seigneurie de Sorel est vendue au prix de 24 000 livres à un marchand anglais de la ville de Québec, John Bondfield.

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La seigneurie de Sorel
Concession de l'intendant Jean Talon à Pierre de Saurel, 29 octobre 1672 (copie du 14 janvier 1774).
CA ANC MG18-H54 2 p. 483-490