Les récits de voyage comportent souvent, en plus d'éléments cartographiques, de descriptions de lieux et de notes ethnographiques, un aperçu de la faune et de la flore. Les premières descriptions sont approximatives. Jacques Cartier confond souvent les espèces européennes et canadiennes. Son intérêt particulier pour les plantes d'importance économique sera suivi par les autres explorateurs. Ils citent les essences de bois, les plantes à fruits comestibles ou utilisées par les Amérindiens. Tous les types d'animaux retiennent leur attention et notamment les animaux remarqués pour leurs peaux et leurs fourrures. Dès les premiers voyages, des spécimens sont rapportés pour le jardin du roi à Paris. Au XVIIIe siècle, des connaissances scientifiques s'échangent de part et d'autre de l'Atlantique : Michel Sarrazin, chirurgien et naturaliste, est correspondant du botaniste Joseph Pitton de Tournefort; Jean-François Gaultier, médecin du roi à Québec, est celui de Henri-Louis Duhamel du Monceau. Un des gouverneurs généraux de la Nouvelle-France, Michel Barin de La Galissonière, est aussi botaniste et encourage ces recherches.

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La faune et la flore
The great speckled loon from Newfoundland, [Le huart à collier de Terre-Neuve], 1735.
CA ANC Collection Peter Winkworth R9266-2523