Malgré des progrès substantiels dans la connaissance des océans et des côtes, la navigation hauturière reste au XVIIIe siècle très dépendante des éléments. Aussi, le secrétariat d'État à la Marine exige que tous les capitaines tiennent, à chacune de leurs traversées, un journal de bord circonstancié où sont notées les principales difficultés de navigation. L'ensemble de ces remarques sont ensuite transcrites sur des cartes par les ingénieurs du roi, afin de servir aux autres marins. Sur les côtes rocheuses de Louisbourg, de forts courants marins rendent souvent difficile l'accostage des vaisseaux. Le soir du 25 août 1725, un ouragan balaie la région. Le lendemain, on retrouve sur les côtes les débris d'un vaisseau de fort tonnage. Il est identifié le 27 comme étant le Chameau. Les 310 passagers ont tous péri. Seuls 180 corps sont repêchés et enterrés à La Baleine. Le fait que la plupart portent des vêtements de nuit indique la violence et la soudaineté du naufrage. Parmi les passagers, on compte Jacques L'Hermite, ingénieur à Plaisance, Guillaume Chazel, qui venait d'être nommé intendant à Québec, ainsi que Charles-Hector de Ramezay, fils du gouverneur de Montréal.

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Le Chameau
Journaux de bord de la flûte « Le Chameau » commandée successivement par MM. de Voutron, de Lamirande, de Beauharnois et Meschin, 1720-1724.
FR CHAN Marine 4JJ 11 pièces 7 à 11