La traversée vers la Nouvelle-France est soumise toutes sortes d'aléas : climat, attaques de corsaires, maladies de l'équipage et des passagers. La durée de la traversée est donc variable : en 1665, Jean Talon, le nouvel intendant de la Nouvelle-France, met 117 jours pour gagner Québec et, en 1687, le vaisseau l'Arc-en-ciel met 35 jours. Compte tenu des exigences de la saison de navigation, il vaut mieux quitter la France avant le 1er mai et Québec avant la fin septembre. Les navires ne dépassant guère deux cents tonneaux au XVIIe siècle, les conditions de confort sont fort modestes et la place limitée. Souvent, vivres et marchandises sont gtés par l'eau qui s'est infiltrée et les passagers doivent se contenter de nourriture froide et de couchages détrempés. Survivre aux périls et aux dangers de la mer tient autant du hasard que de la bonne étoile, tant sont grands les risques d'une si lointaine destination. Mais, en dépit de tout, la plupart des marins et des passagers arrivent bon port.

La traversée
Rle des passagers et de l'équipage du Saint-Jean, 1er avril 1636.
FR AD17 B 5654 pièce 105