Avant même les explorations de Giovanni da Verrazzano (1524) et les découvertes de Jacques Cartier (1534-1536), les marins français traversent régulièrement l'Atlantique jusqu'à Terre-Neuve. En effet, le poisson devient en Europe un aliment très prisé à partir du XVIe siècle. Les voyages, organisés à partir des villes portuaires dont La Rochelle, par armateurs et marchands, ainsi que le commerce de la morue reposent sur différents contrats. L'un d'eux, la charte-partie, qui règle les conditions de la transaction, est rédigé en double exemplaire sur la même feuille pour éviter la falsification; chacune des parties intéressées en reçoit une moitié. La pêche sédentaire pratiquée par les premiers navires sur les côtes du Nouveau Monde est à l'origine des contacts avec les Amérindiens, puisque le poisson est salé et séché à terre. Les installations de pêcherie ne sont pas toujours des succès. Ainsi, en 1663, François Doublet, marchand de Honfleur, reçoit de la compagnie de la Nouvelle-France la concession des îles de la Madeleine, de Saint-Jean, des Oiseaux et Brion attribuée précédemment à Nicolas Denys. Il part avec vingt-cinq hommes. Dans l'île Brion, François Doublet découvre des Basques qui font la chasse aux loups-marins. Il installe des magasins, un logement, se livre à la chasse et à la pêche. Doublet rentre en France à l'automne 1663, laissant une vingtaine d'hommes hiverner; au printemps suivant, il trouve l'île abandonnée et les établissements en ruines.

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Les voyages de pêche
La pesche des morues vertes et sèches sur le Grand Banc et aux costes de Terre-Neuve, vignette tirée de la carte de l'Amérique du Nord et du Sud, par Nicolas de Fer, 1698.
CA ANC NMC-26825